La Grèce Antique
L'art Grec

L'art grec classique

 

I. Le temple II. La sculpture III. La céramique

 

 

I. Le temple grec

Le temple grec est la demeure du dieu, les fidèles n'y pénètrent pas. Les sacrifices se font à l'extérieur du temple, sur un autel en plein air.
Le temple a d'abord été construit en bois ou en brique crue puis, à partir de la fin du VII è s. av. J.C., en pierre. Il est souvent entouré d'une colonnade qui forme un péristyle*.
Son plan s'inspire de celui du mégaron* mycénien.

 

 

On peut distinguer 3 grands ordres d'architecture

C'est d'après la forme et l'ornementation des colonnes, plus particulièrement par les chapiteaux ou encore les frises, que l'on peut facilement distinguer les 3 grands styles ou ordres d'architecture grecs.

(voir le schéma ci-contre)

Certains temples sont construits dans l'ordre dorique, en Grèce et Grande Grèce aux VIè et Vè s av. J.C. (comme le Parthénon) ; d'autres dans le style ionique, en Attique et en Ionie au Vè s av. J.C. (le temple d'Athéna Niké (Victorieuse).
Temple dorique, Corinthe.
Chapiteau ionique, Delphes.
Chapiteau corinthien, Corinthe.

Aux ordres grecs, les romains ajouteront le style composite mélangeant les styles ionique et corinthien. Chapiteau d'Ostie.

     

Les temples étaient décorés de bas-reliefs* : frontons, métopes, frises...

On sait aujourd'hui qu'ils étaient aussi peints de couleurs vives.

Fronton, temple d'Apollon, Delphes.
Triglyphes et Métope, Parthénon, Athènes.
Traces de couleur sur la frise du temple d'Apollon, Delphes.
 
Beaucoup de temples sont aujourd'hui disparus, victimes des séismes, du vandalisme ou de l'absence d'entretien à l'époque chrétienne. Seuls ceux qui ont été transformés en églises sont restés en bien meilleur état.
Temple de Zeus, Olympie.
Temple d'Apollon, Delphes.
Temple archaïque, Corinthe.
Temple d'Héphaïstos, agora d'Athènes.

A la différence des constructeurs de l'Orient (de l'Egypte par exemple), les architectes grecs ont recherché plus l'équilibre des formes, le rapport harmonieux entre hauteur, longueur et largeur que la taille imposante.

Ainsi, Ictinos, l'architecte du Parthénon, a-t-il même tenu compte des déformations optiques. S'il ne l'avait pas fait, l’œil l'aurait vu comme en (1). Pour éviter cela et donner l'impression que les lignes sont vraiment droites, le sol est convexe, les colonnes sont inclinées vers l'intérieur et le fronton légèrement courbé, comme en (2). L’œil voit alors le temple comme en (3).

L'architecte a peut-être aussi voulu consolider le temple dans une région où les tremblements de terre sont fréquents.

               

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II. La sculpture grecque

Des statues intérieures des temples, parfois gigantesques (ainsi la statue d'Athéna Parthénon mesurait-elle près de 12 m de haut, voir gravure ci-contre).

Des ornements sculptés, il ne reste rien ou peu de choses, suite au pillage des romains par exemple, mais aussi des Européens, qui au XIXè s., ont prélevé la plupart des décors subsistants qui se trouvent maintenant dans des musées (Louvre, British Museum). Heureusement, les copies romaines et les découvertes archéologiques fréquentes nous permettent de bien comprendre l'évolution de la sculpture grecque.

 

a. Types de sculptures et méthodes

La sculpture est l'art de tailler, de fondre ou de modeler une matière en relief.
Si le sujet se détache à peine de la paroi  et n'a pas de relief, c'est une gravure.
Dans un bas-relief, la sculpture possède un volume et se détache faiblement de la paroi. C'est la technique utilisée par exemple pour les frises des temples (doc.1).
Lorsque le sujet se détache presque entièrement de la paroi, on parle de haut-relief (doc. 1).
Une statue est entièrement détachée de la paroi, on dit qu'elle est en ronde bosse : on peut en faire le tour.

Copie romaine d'Athéna Parthenos, musée National d'Athènes.

 

 

Frise des panathénées, musée de l'acropole.

Fronton du parthénon, musée de l'acropole.
 
Les grecs ont surtout utilisé le marbre , mais aussi le bronze, la terre cuite, le bois, les métaux précieux.
Marbre de Praxitèle, Hermès et Dyonisos enfant. Vers 330 av. JC., musée d'Olympie.
Tête chryséléphantine, musée de Delphes.
Détail, bronze, Zeus ou Poséidon, musée National d'Athènes.
Bronze, cheval et jockey, musée National d'Athènes.
 
Les artistes grecs sont réputés pour la fonte du bronze. Ils utilisent un moule qui est ensuite cassé pour permettre la finition de la statue à froid.
Bronze et son moule dit à cire perdue. Musée National d'Athènes.

 

 

 

b. Les thèmes de la sculpture grecque

A l'époque classique, les sculpteurs représentent surtout des sujets religieux : dieux et scènes de la mythologie, ou encore des athlètes. A l'époque hellénistique, on rencontre également des représentations de souverains, ou des scènes de la vie courante.
Bronze de Zeus ou Poséidon ?
Marbre d'un jeune athlète.

 

 

c. L’évolution de la sculpture grecque

 

Tout d'abord, on se limitait à façonner un tronc d'arbre en indiquant seulement la tête, les bras, le buste, et en laissant le reste du corps rigide comme enserré dans une gaine rigide. C'étaient les xoana (sing.: xoanon). Ces statues, parfois peintes et dorées, recevaient vêtements et bijoux.
Peu à peu, les artistes ouvrirent les yeux de leurs statues et, si les bras restaient collés au corps, le pied gauche était porté vers l'avant. La statue devenait moins immobile (voir statue 1) : les kouroi (garçons) et korai (filles) appartiennent à cette catégorie. Si avant le Vè s., les statues ont une attitude raide, à partir de la deuxième moitié du IVè s., les artistes marbriers  ou bronziers atteignent la pleine maîtrise de leur art. Le corps devient plus souple, le visage plus expressif, l'anatomie et les proportions sont exactes.
 

1. La Dame d'Auxerre, le Louvre, Paris.

2. Cléobis et Byton, musée de Delphes.
3. Korê à la grenade, musée de l'Acropole.
4. Statue de Zeus ou de Dionysos ?
5. Statue d'Hermès tenant Dionysos enfant.
Là encore, les grecs développent l'harmonie des proportions, des mesures, signes de la beauté idéale. A l'époque hellénistique, les sculpteurs exagèrent les mouvements du corps, et expriment sur les visages les sentiments les plus forts. Il faudra attendre ensuite la Renaissance pour retrouver un tel art !
Les plus grands sculpteurs sont Phidias l'Athénien, Polyclète d'Argos, Myron de Thèbes au Vè s, et au IVè s., Praxitèle d'Athènes et Scopas.
 
Pour plus d'informations ou plus d'exemples sur la sculpture grecque, consultez la page du BRITISH MUSEUM consacrée aux vases grecs.

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III. La céramique grecque

 

La céramique est l'art de fabriquer des poteries et autres objets en terre cuite.

La production de céramique est aussi très importante chez les grecs. N'oublions pas que les céramiques sont des objets nécessaires à la vie quotidienne : ils remplaçaient à l'époque tous nos objets en verre, en métal ou en plastique de notre vaisselle.
Les vases étaient surtout fabriqués dans les ateliers de Corinthe et de ceux du quartier du Céramique à Athènes, prés de l’Agora (voir plan).
Les grecs en exportent beaucoup : les céramiques font l'objet d'un commerce très actif jusque chez les barbares (découverte de fragments de céramiques grecques jusque dans les Monts de Flandre).

 

 

 

a. Les décors

 

S'ils sont très variés, il faut au moins savoir reconnaître 3 grands styles :

Les premiers vases étaient ornés de figures géométriques.

Ci-contre, musée du Louvre.

A partir du VIè s. av. J.C. , les représentations humaines s'imposent grâce à de nouvelles techniques. Les figures noires sont peintes au vernis noir sur fond d'argile rouge, puis incisées pour les détails.

Ci-contre, la cueillette des olives, amphore grecque du VIè s. av. J. C., British Museum, Londres.

A partir de 530 av. J.C., apparaissent des vases à figures rouges. Le peintre "réserve" sur l'argile rouge du vase l'emplacement des figures dont il dessine les contours.

Ci-contre, Ulysse et les sirènes, Vè s av. J.C., British Museum, Londres.

 

Grâce à leurs décorations, ces vases représentent une véritable mine d'informations pour les historiens : scènes de la vie quotidienne, scènes religieuses, scènes mythologiques... .

 

b. Les différentes formes de céramiques


Les vases sont généralement créés dans un usage précis, leurs formes varient donc en fonction de leur emploi. Il existe ainsi de multiples formes de céramiques et ce pour différents usages :

 

Le cratère (ici en calice).

Il sert à mélanger le vin avec de l'eau et des herbes...
(Musée du Louvre, Paris)

L'amphore.

Elle sert à conserver des solides ou des liquides comme l'huile d'olive ou le vin.
(B. Museum, Londres)

L’oenochoé.

Elle est utilisée pour servir le vin.
(B. Museum, Londres)

Le kylix.

Coupe de forme circulaire qui sert à boire.
(B. Museum, Londres)

Le lécythe.

Il sert pour l’huile, parfois à usage funéraire.
(Musée du Louvre, Paris)

Le loutrophore.

Vase d'usage funéraire, il servait à transporter l'eau des libations*.
(Musée du Louvre, Paris)

Pour plus d'informations ou plus d'exemples sur la céramique grecque, consultez la page du BRITISH MUSEUM consacrée aux vases grecs.
 
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© Décembre 2005 Malvache Eric.