Quand
[la République] sera sortie
des misérables difficultés
que lui crée, contre tout
patriotisme, la coalition des
anciens partis les espérances
du monde ne seront pas trompées.
La République sortira
triomphante de cette dernière épreuve
et le plus clair bénéfice
du 16 mai1,
.. ami, sera, pour l'histoire,
d'avoir abrégé de
trois2 ans, de dix ans, la période
d'incertitude et de tâtonnements à laquelle
nous condamnaient les dernières
combinaisons de l'Assemblée
nationale élue dans un jour
de malheur3. [...]
Ne croyez
pas que, quand ces millions
de Français, paysans,
ouvriers, bourgeois, électeurs
de la libre terre française,
auront fait leur choix, ne
croyez pas que, quand ils auront
indiqué leur préférence
et fait connaître leur
volonté, ne croyez pas
que lorsque tant de millions
de Français auront parlé4,
il y ait personne, à quelque
degré de l'échelle
politique ou administrative
qu'il soit placé, qui
puisse résister.
Quand la France
aura fait entendre sa voix souveraine,
croyez bien, Messieurs, il faudra
se soumettre ou se démettre.
Applaudissements. Bravos
et cris répétés
de : Vive la République
! Vive Gambetta !
Léon Gambetta,
discours de Lille, hôtel
de l'Europe (15 août 1877),
extrait. 1. La crise du 16 mai
1877.
- la crise du 16 mai
1877 : Mac Mahon exige
la démission du
président du Conseil
Républicain et dissout
l'Assemblée.
- Mac-Mahon élu
en 1873 pour 7 ans est encore
Président pour 3 ans,
voire 10 s'il était
réélu.
- L'Assemblée élue
le 8 février 1871,
qui avait une majorité monarchiste.
- Gambetta fait allusion
aux futures élections
législatives d'octobre
1877.
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