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Les entreprises transnationales PDF Imprimer Envoyer


Les entreprises transnationales :

étude de cas sur la firme Disney


--- Retour au sommaire ---

 


Par Sébastien Lambert

 

 

Cette proposition se décline autour de 4 parties :

-Introduction : insertion du thème dans la progression annuelle / considérations générales sur les FTN / Choix du cas.

-Présentation de la firme Disney et de son rapport à la mondialisation.

-Une proposition de mise en œuvre avec les élèves : présenter Disney et amener les élèves à décrire les stratégies mondiales de cet acteur.

-Quelques pistes pour contextualiser l'étude de cas. Mise en évidence de trois axes de synthèse.

 

 

 

 

I/ Introduction - rapport au programme.

 

La mondialisation apparaît très distinctement comme le fil conducteur du nouveau programme de Géographie en 4ème, une problématique forte de l'année. L'une des difficultés de ce programme (complexe) est de prévoir une progression cohérente permettant une approche spiralaire des notions centrales : mondialisation, division internationale du travail, puissances économiques etc....

Le danger (ou plutôt l'écueil) sera la redondance, la répétition engendrées par un trop grand cloisonnement des chapitres et des thèmes du programme ... Chaque partie du programme doit se comprendre comme une précision, un affinement de ces notions, dans le but d'une appréhension complète en fin d'année.

 

Le thème des « entreprises transnationales » est le 4ème de la partie I (consacrée à l'étude des échanges à l'échelle du monde). Ce thème est soumis à choix avec celui des « lieux de commandement ». Cette proposition privilégie l'étude des acteurs FTN. Dans cette perspective, les « lieux de commandement » pourraient être évoqués dans la partie II (« les territoires dans la mondialisation »), notamment dans une étude de cas introductive des Etats-Unis ou dans l'évocation d'une puissance émergente.

 

Ce thème des transnationales vient donc après l'étude préalable des espaces producteurs d'échanges, et celle des échanges de marchandises. Pour parachever l'approche générale de la mondialisation entreprise, Il s'agit de montrer à travers un exemple choisi, comment les firmes transnationales participent aussi à organiser le monde sur le plan économique, en fonction de stratégies propres, envisagées à dimension mondiale. De montrer, également, le rôle inhérent des transnationales susceptible de renforcer l'interconnexion des hommes et des espaces, à l'échelle-monde. Le choix de l'entreprise doit être, donc, suffisamment significatif, pour être transposable et mis en perspective.

 

extraitprogramme

 

Naturellement, ce sujet est à traiter de façon géographique, et non économique. Le jeu des échelles est, donc, à mobiliser : les planisphères seront des documents de référence et d'appréhension globalisant, les globes virtuels pourraient permettre une approche transcalaire, propice au va-et-vient de la grande à la petite échelle, et au déplacement de lieux en lieux. En 6ème et 5ème, la démarche géographique s'appuyait principalement sur les échelles globales et locales. En 4ème, l'échelle étatique/nationale paraît devoir s'insérer, tant les acteurs évoqués se positionnent aussi, et surtout, par rapport à des enjeux nationaux (de développement, de démographie, de situation...) Quand Disney s'implante à Marne-La-Vallée, il choisit d'abord la France. Ces acteurs de la mondialisation ne participent pas uniquement à l'effacement des frontières, ils utilisent et jouent des « différentiels » nationaux à leur profit strict. Les firmes transnationales placent les territoires dans une concurrence accrue, avec des implications sociales fortes, et les Etats s'inclinent et dressent le « tapis rouge » aux IDE (investissements directs à l'étranger), assurance de créations d'emplois, de richesse ... Etudier les firmes transnationales en début de programme (fin de la partie I) est une manière de relater la prééminence de ces FTN sur les volontés publiques de développement, certaines réalisant un chiffre d'affaires supérieurs à bon nombre d'Etats du monde et négociant, au prix fort, leur implantation à tel ou tel endroit.

 

 

1) Le choix de Disney :

 

Les instructions officielles préconisent donc d'initier l'étude des FTN (firmes transnationales) par une étude de cas d'une firme permettant de mettre en évidence son implantation mondiale et donc de suggérer les stratégies territoriales de cet acteur -une façon d'incarner la mondialisation, rompre avec le risque d'une approche « sèche » de cette notion-désincarnée et déshumanisée. De concrétiser le processus de globalisation économique. La démarche inductive prend toute son sens, dans cet esprit. L'une des capacités préconisées est d'amener les élèves à décrire les stratégies mondiales de la firme - sans exhaustivité.

 

Le choix de la firme Disney peut paraître déconcertant - tant il est vrai que Walmart, Total ou Samsung réalisent des chiffres d'affaires bien supérieurs (Disney réalisa tout de même un Chiffre d'affaires de 37 Milliards de dollars en 2008 et emploie 130.000 salariés -toutes filiales confondues- sans compter les emplois induits par le choix de la « sous-traitance », de « l'externalisation » de certains services). Par ailleurs, rien interdit, dans les IO, le choix d'une firme issue d'une puissance émergente.

En vérité, par ce choix (singulier) de Disney, il s'agit d'amener la géographie dans un domaine connu des élèves - la marque est connue, reconnue, ... ses produits appropriés, vantés ou décriés ... mais en tout cas, notoires ... Disney a une notoriété qui dépasse, en réalité, son véritable poids économique. Ce choix permet aussi d'évoquer une implantation mondiale multicritères (qu'il n'est pas nécessaire de toute évoquer !) visible à travers :

- Le lieu du siège social.

- La répartition des « Disney store » (boutiques vendant exclusivement les produits Disney)

- L'Implantation des parcs d'attractions et des « resorts » touristiques.

- La répartition des « ateliers » et « sous-traitants » de la firme.

- La répartition des lieux de la « production audio-visuelle ».

 

 

2) Quelle insertion de la séquence dans une progression annuelle en Géographie?

 

Le thème choisi peut déborder très largement de la seule leçon sur les « entreprises transnationales », des passerelles peuvent se tisser en amont et en aval de l'étude ...

 

placedanslaprogression

 

Conseil pour davantage intégrer cette étude de cas, en amont :

Dans le thème 2 (« les échanges de marchandises »), peut-être étudié « le trajet des jouets du Père Noël », à l'image du travail de Gilles Boué disponible sur le site HEG de l'Académie de Paris :

http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_347558/le-voyage-des-jouets-du-pere-noel-geographie-4eme?cid=piapp1_59820&portal=sites_10590

Cela permettra de mettre en évidence la différenciation des lieux de production et des lieux de consommation de nombreuses marchandises, en gardant la thématique du « jouet »...

 

 

II/ Quelques précisions liminaires autour de l'entreprise choisie :

 

1) Disney et la mondialisation : une longue histoire !

Née de la volonté de deux hommes (Walt et son frère), dans les années 1920, la firme Disney est d'abord un studio de cinéma qui s'inscrit derechef dans une certaine vision mondiale des thèmes abordés dans les premiers dessins animés. Disney n'est pas que créateur de personnages de cartoons dont la renommée deviendra mondiale - c'est aussi une entreprise américaine (profondément américaine dans son organisation) qui reprend et s'inspire des grands contes du patrimoine européen (des frères Grimm, de Perrault ...) - la firme Disney s'est inscrite dans une dimension mondiale déjà dans les sujets : une recherche de l'universalité ? Toucher le plus grand nombre ? Exporter les films sans difficulté ?

Aujourd'hui, Disney est le représentant d'une culture marchande mondialisée (capitalisant sur son histoire séculaire et une notoriété sans égale dans le domaine du divertissement). La firme est à l'origine de la création d'espaces dévolus au tourisme aux « quatre coins du globe », et enfin est le donneur d'ordre de la production de produits « culturels » et de marchandises dans une logique de « division internationale du travail » ...

 

a- Disney ou la culture marchande mondialisée :

 

Une étude sur Disney permet de mettre en avant tous les paradoxes existant autour de la notion de « culture marchande » ; elle permet aussi de mettre en avant une entreprise, qui, à la fois est génératrice de flux immatériels (produits culturels) et de flux matériels (produits du merchandising, des licences etc...). Une passerelle évidente se dresse vers la partie III du programme -tant à propos de l'uniformisation des pratiques culturelles (« La disneylandisation » du monde « chère » à Sylvie Brunel), que de la contestation et de la réaction à cette uniformisation [La défense d'une exception culturelle que certains ont voulu matérialisé dans la construction d'un parc concurrent à l'Eurodisney de Marne-La-Vallée, se basant sur les fables et grands romans de France (des Rabelais et Dumas), et voué dès sa naissance à l'échec faute d'adhésion populaire : le Mirapolis de Cergy-Pontoise .....) ...

 

De « culture marchande », il est bien question quand l'entreprise cinématographique Disney s'est accommodée très vite des exigences du capitalisme mondial : la division « Disney studios » est, dès le début (années 1930), en relation très étroite avec la « Disney Consumer products », chargée de tirer davantage profit des films réalisés ... le capital sympathie des personnages issus des dessins animés, doit être le catalyseur de la production/vente de produits estampillés Disney, sous licence avec des entreprises sous-traitantes. Disney est, à ce titre, l'un des inventeurs du Merchandising (faire des films, des vendeurs muets !) : Disney mène une stratégie de groupe : chaque produit est décliné dans les différentes divisions de la maison-mère (Films ó jouets ó attractions). Aujourd'hui, les produits dérivés sont pensés à Burbank en Californie, réalisés en Asie du Sud-est, vendus partout ailleurs -ou là où se trouve les populations au pouvoir d'achat suffisant ! .... A la dimension culturelle de l'utilisation du système-monde par l'exportation des films, s'est ajoutée -très naturellement- la dimension mercantile ...

Un ouvrage récent reprend la logique de la confluence « Divisions artistiques »/ « Divisions commerciales » :

« les films de Disney permettent la création de nouvelles attractions dans les parcs de loisirs ; les parcs génèrent d'importants bénéfices tout en contribuant à la vente de produits dérivés ; la télévision permet un rentabilisation optimale des personnages et devient une vitrine publicitaire pour les autres activités de l'empire ; et chaque produit vendu à l'effigie d'un personnage permet à Disney de toucher de royalties, tout en attirant un public plus nombreux dans les salles de cinéma » - in, « jouets de la mondialisation » de Carole Crabbé et Isabelle Delforge.

La « boucle est bouclée » dans cette synergie très étudiée ! La carte proposée ci-dessous présente l' entreprise polymorphe dont les « divisions » du groupe agissent en interaction pour former un véritable « système Disney ».

 

systemedisney

 

b- Disney : des lieux de consommation du loisir :

 

Disney, c'est aussi des parcs d'attractions ouverts à travers le monde, selon une chronologie qui en dit beaucoup sur les zones prioritairement visées par la Cie : Etats-Unis, Japon, Europe, Chine. D'abord les pays les plus développés économiquement, appartenant à la fameuse « triade » ... Pourtant, en 2014, la Chine sera le 2è pays, après les Etats-Unis, à accueillir deux complexes de parcs sur son sol (à Hong-Kong et Shanghai). Des études de marché pour l'implantation d'autres parcs ont été menées au Brésil et en Inde - restées sans effet pour l'instant. Un projet d'ouverture en Afrique du Sud, dans la province Mpumalanga, obtient pour l'instant que de timides soutiens chez les caciques de la firme. Une plus grande pénétration des pays émergents ne pourra s'envisager qu'avec l'assurance de la sécurité civile nécessaire à toute entreprise à visée touristique, de ce type ... Pourtant pénétrer les nouveaux pays industrialisés paraît, aujourd'hui, une nécessité pour pérenniser l'entreprise -et ne pas rater l'opportunité des « nouveaux marchés » de consommation ...

 

 

Les Parcs Disney, une ouverture progressive au monde.

Quelques repères chronologiques sur Disney :

1923 : fondation des « Disney Brothers Studios »

1937 : 1er film de long métrage « Blanche-neige et les sept nains »

1955 : Ouverture du 1er parc d'attractions à Anaheim (Los Angeles)

1971 : Ouverture de Walt Disneyworld en Floride.

1983 : Ouverture de Disneyland Tokyo.

1992 : Ouverture de Disneyland Paris (d'abord appelé « Eurodisneyland »).

2005 : Ouverture de Hong-Kong Disneyland.

2014 : Ouverture programmée de Shanghai Disneyland. 1ère pierre posée en mars 2011.

2009-2010 : Des études de marché menées pour une implantation potentielle au Brésil. Restées lettre morte.

Des négociations avec les représentants de deux provinces d'Afrique du Sud.

 

Les parcs ouverts dans le monde par la firme sont conçus selon le même plan radial avec le centre occupé toujours de la même façon par le « château de la belle au bois dormant »- Ils reprennent tous des thèmes communs évocateurs de l'Amérique du Far-West, des contes de fées, d'une certaine vision du futur... mais l'architecture des bâtiments, le choix des attractions est étudié pour plaire de façon très locale... La diffusion d'un modèle culturel (une certaine vision de l'Amérique et de ses valeurs -puritaine et patriarcale- ) cohabite avec une exigence : s'implanter sans choquer, s'adapter aux coutumes locales. Des erreurs ont été commises : la basse fréquentation des 1ères années du Disneyland de Hong-Kong était due principalement à un manque d‘adaptation à la culture chinoise. Disney ne fait plus de publicité, en Chine, mettant en scène une famille avec deux enfants !

 

Les 11 parcs à Thème Disney, répartis sur 5 sites, ont drainé en 2007 près de 100 millions de visiteurs. Le site floridien accueillant près de 50 millions, à lui-seul. Certains ont été conçus à visée régionale (Celui de Los Angeles accueille principalement les californiens), d'autres à visée internationale (en Floride). Disneyland Paris a été étudié pour drainer à la fois, localement (proximité de Paris), et régionalement (l'ensemble de l'Europe).

 

parcsdisney

 

source :http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/typespace/tourisme/images/LanguillonDoc15.gif

 

Légende du jpeg : Implantation mondiale des parcs Disney / Hiérarchie mondiale des parcs à Thème :

Une prééminence de Disney sur ce marché des loisirs.

 

 

L'implantation des boutiques « Disney Store » subit les mêmes logiques de préférence territoriale, privilégiant les sociétés à fort revenu, auxquelles s'ajoutent l'influence des vicissitudes économiques qui permettent l'ouverture ou la fermeture de magasins : jusqu'à 747 magasins dans le monde en 1999. Ils sont nombreux, aujourd'hui, sur le sol américain (plus de 200) ; les autres en Europe occidentale (100), au Japon (40), en Asie de l'est et en Australie (chiffres de 2010 - après une vague de fermeture récente des points de distribution les moins rentables - y compris en France).

 

c- Disney : Des lieux de production (audio-visuelle et matérielle) :

 

Des studios « originels » de Walt Disney (Hypérion Avenue, au sud d'Hollywood) aux studios actuels, de Burbank, la firme -dans sa dimension « artistique »- s'attache au périmètre mythique du cinéma d'Hollywood, dans la banlieue de Los Angeles. Les studios Pixar, filiales de Disney, connue pour ses productions numériques à succès (qui ont probablement sauvé Disney) se sont implantés plus proche de la Silicon Valley, à Emeryville, dans la baie de San Francisco - plus ancrés dans la modernité technologique de notre époque. Malgré tout, « l'aventure créative Disney » reste avant tout une aventure californienne ...

Disney ne communique pas sur ses sous-traitants (éviter les mauvaises publicités ?). Mais, il est de notoriété publique (information relayée par de nombreux acteurs d'ONG solidaires), que la région de Shenzhen, celle d'Hong-Kong et de la périphérie de Shanghai sont les principaux ateliers chinois de la firme (Disney ne possède pas les unités de production). A ces régions s'ajoutent, les pays ateliers traditionnels impliqués dans la mondialisation du jouet en Asie du Sud-est.

 

2) Disney, représentatif des stratégies des firmes transnationales ?

Disney répond à la définition de la Firme transnationale exposée dans le « dictionnaire de la Géographie » (Levy/Lussault) : il s'agit d'une entreprise (d'enracinement national) qui réalise des investissements directs à l'étranger (IDE) significatifs et y possède des implantations (propres par le biais de filiales, ou indirects par le biais d'alliances et partenariats avec des entreprises locales). Disney possède à l'étranger ( ! ), mais délègue aussi beaucoup à des sous-traitants, notamment dans le cadre de sa production de marchandises. A proprement parler, Disney n'a pas d'usine mais fait travailler de nombreux ouvriers !

 

Aujourd'hui, Disney est le premier groupe mondial spécialisé dans le divertissement (ou Entertainment, notion américaine, plus large que l'acception française du mot divertissement). La firme est présente dans les médias (journaux, télévision, internet), la fiction (animation, films, séries TV), le tourisme (parcs, hôtels, croisières), le spectacle vivant (théâtre, comédie musicale, organisation de concert...) - et même encore très récemment, propriétaires d'équipes sportives ... L'activité média représente 42% du chiffre d'affaires, les parcs à Thème 30%, les produits dérivés et le merchandising seulement 7%.

 

disneydanslemonde

 

Légende du jpeg : Disney dans le monde. Un travail infographique disponible sur internet :

http://blog.romainpetit.fr/images/81-la-firme-disney-dans-le-monde/carte_la_firme_disney_dans_le_monde_-_par_romain_petit_1280x720px.jpg

 

En terme de connaissances, le choix de Disney permet d'évoquer les 3 domaines d'observation de la Firme transnationale demandé dans les IO :

- Son pays d'origine - révélateur d'une puissance économique : celle des Etats-Unis. L'attrait que les productions Disney suscitent contribue au rayonnement des Etats-Unis. Mickey peut paraître à plus d'un comme un symbole du pays, bien plus que l'oncle Sam ! - A travers son capital, l'entreprise est aussi représentative des FTN : appartenant aux fonds de pension américain en très grande majorité, Disney a aussi quelques actionnaires célèbres (Steve Jobs, fondateur d'Apple et le prince saoudien Al jalaweed ...).

 

- Ses stratégies d'investissement et d'implantation sont celles d'une majorité de FTN : Disney se conforme aux stratégies de rationalisation de la production et utilise les différentiels de coûts de main d'œuvre .... Les faibles compétences technologiques nécessaires pour la fabrication des marchandises Disney amène la firme à préférer la sous-traitance à la possession réelle d'unité de production. La stratégie de marché l'amène aussi à s'employer à pénétrer des marchés à gros potentiel de Développement - même si les personnages Disney n'y sont pas aussi connus qu'en Occident. La Chine occupe une position particulière dans l'avenir de la FTN Disney : d'usine pour Disney, le « géant » devient marché prometteur ... avant l'Inde ?

 

- Ses effets socio-spatiaux dans les pays d'accueil sont, souvent, significatifs : parfois décrié, comme de nombreuses FTN occidentales accusées d'asservir une main-d'œuvre bon marché en Asie, Disney n'échappe aux critiques, d'autant plus acerbes que la firme se « drape » des atours de l'innocence, de la générosité, de l'amitié, de la bienveillance ! La rhétorique des dirigeants est à ce titre assez éloquente ... mais cache une réalité : Disney agit comme les autres - bien qu'un « code de bonne conduite » existe au sein de l'entreprise ....

Une association d'étudiants et d'universitaires hongkongais (La SACOM) révèle depuis 2005 « Le monde pas si merveilleux de Disney » dans une série de rapports fustigeant les mauvaises conditions de travail des ouvriers du jouet.

Enfin, la firme est aussi productrice d'espaces originaux et transforme de façon significative la périphérie de grandes villes près des parcs (l'est parisien, l'est de la baie de Tokyo, Orlando ...). Walt Disney n'a jamais fait mystère de sa passion pour l'urbanisme : le parc d'EPCOT (en Floride) était prévu, à l'origine, pour devenir « ville expérimentale », tandis que « Célébration » a longtemps été une ville gérée par Disney, aux Etats-Unis ...

 

 

III / Proposition d'une étude de cas autour de la firme Disney :

 

Cette proposition s'établit sur une programmation de 3 heures - Le sujet est suffisamment polymorphe pour permettre d'aborder la puissance culturelle US et d'amorcer certains aspects de l'uniformisation culturelle du monde. Elle mobilise l'utilisation successive d'une séquence vidéo, d'un globe virtuel (il y a d'autres alternatives) et des documents relatifs (texte et photographies) à la pénétration de la firme Disney dans un nouveau marché (La Chine ou l'Inde).

 

1) Partir d'une production Disney : Deux extraits d'un film d'animation :

 

Disney, après des années de difficultés, lance un nouveau film d'animation au retentissement mondial et salutaire pour l'entreprise : « Toy Story » (Disney-Pixar) de John Lasseter. Ce film d'animation (le 1er totalement en image de synthèse) narre les aventures d'une collection de jouets appartenant à un jeune garçon américain

Derrière ce succès, une recette marketing éprouvée... puisque les héros visibles dans le film d'animation (des jouets qui prennent vie quand les humains ne sont pas là !) sont directement pensés pour une concrétisation mercantile : la fabrication de jouets à leur effigie. Le bien culturel est le relais (étudié) d'une publicité destinée à susciter l'achat de figurines, de jouets. L'utilisation de quelques courtes séquences (2 à 3 minutes chacune) peuvent permettre, outre l'opportunité de dénicher de la géographie là où s'y attend le moins, de mettre en évidence le « système Disney » ... qui se dévoile dans une forme de mise en abîme ...

 

 

sequence1

 

Légende du jpg : 1ère séquence exploitée (entre la 15ème et la 18ème minute du film)

Un nouveau jouet (offert à un enfant américain lors de son anniversaire) découvre son nouvel environnement : la chambre et sa faune constituée des autres jouets du garçonnet avec qui il va devoir cohabiter... Il va subir une avalanche de questions :

« D'où tu viens ? Singapour ? Hong-Kong ?

« Tu viens de loin ? »

« Moi, je viens de chez Mattel »

«  et moi de Playskool ! »

« ... il est plein d'électronique »

Etc ...

 

 

sequence2

 

Légende du jpg : 2nde séquence exploitée (entre la 44ème et la 47ème minute)

Le héros-jouet visualise une publicité vantant des jouets... Le héros réalise qu'il n'est qu'un jouet identique à la multitude des jouets emplissant deux rayons d'un supermarché ...

L'écran de télévision renvoie une image à la Warhol - allusion volontaire aux 32 tableaux

des « campbell-Soup » ?? Soulevant un clapet de son avant-bras, le héros découvre (dépité !) la mention « Made in Taïwan », qu'il est en plastique, agrémenté d'autocollants...

S'ensuit une scène « mélodramatique » dont Disney/Pixar a le secret où le héros se lamente sur sa condition de jouets...

 

 

Un questionnement collectif simple autour de la nature du document visionné et le message véhiculé dans ces images (loin d'être neutres !) permet de définir ce qu'est -aujourd'hui- Disney dans l'esprit du public : des studios de cinéma réputés. Le professeur peut naturellement inviter à réfléchir sur le choix (non anodin) de faire parler des jouets dans cette fiction. Et faire ainsi faire remarquer l'intégration du film dans une logique d'entreprise plus vaste (ici évidente) : les allusions à Mattel et Hasbro (solidarité américaine ?) renvoient à l'industrie mondiale du jouet par la citation des deux géants américains du domaine, tandis que les mentions « Singapour » et « Taïwan » suggèrent déjà des lieux de production délocalisés (nos « héros » ont semble -t'il fait des milliers de Km) ...

Par ailleurs, ces deux scènes sont truffées d'éléments de référence au consumérisme : les emballages de jouets dont on peut lire la marque, la publicité vantant les mérites d'un nouveau jouet « bourré d'électronique », les rayonnages d'un supermarché achalandé, certains des personnages présents sont des succès du marché du jouet ... Mickey est absent dans le film (le personnage parait obsolète et la firme associée à Pixar est en recherche de nouveaux personnages propices à stimuler la consommation - ici le héros est un jouet électronique !). A noter que le film « Cars » a permis à Disney de concurrencer Mattel sur la vente des « petites voitures » ; tandis que le français « Majorette» (ne disposant pas des mêmes relais !) a été racheté par le groupe Smoby qui a rationnalisé la production sans supprimer pour autant ses difficultés propres face aux marques américaines.

Enfin, dans la séquence, Mickey n'est pas tout à fait absent puisqu'il apparaît presque de façon subliminale (en arrière-plan, son image sert de décor à l'horloge fixée dans la chambre !), pour se rappeler au souvenir du spectateur/consommateur... Une façon de rattacher ce dessin animé à la tradition Disney - puisque la notoriété et l'ancienneté sont également des rentes de profit pour la firme presque centenaire (une certaine « mythologie » s'est développée autour du fondateur - l'une des rares firmes à porter le nom d'une personne privée- et de son personnage fétiche) ... La séquence peut aussi renvoyer à la prégnance des logos et symboles de marques, dans l'inconscient collectif.

 

La synergie des divisions Disney peut-être montrée grâce à la déclinaison d'un des personnages à travers la juxtaposition de 3 photographies illustrant le film, le produit et l'attraction dérivés ...

 

produitsderives

 

Légende du jpeg : Le personnage Buzz l'éclair : le support DVD, la figurine et l'attraction de parcs à thème.

Ce temps d'analyse passé, les deux extraits vont nous permettre d'entrer dans la dimension géographique du cas Disney par l'étude de l'implantation mondiale des activités du groupe, d'identifier la typologie des lieux investis par Disney dans le monde ...

 

 

2) Identifier les lieux de la firme, définir un « monde selon Disney » :

-soit lire une carte synthétique de l'implantation mondiale de la firme Disney. Disponible dans certains manuels (chapitre sur les Etats-Unis).

 

-Soit utiliser un globe virtuel, Google Earth, permettant de faire apparaître alternativement le siège social de l'entreprise et les lieux historiques de l'entreprise, les lieux de la production audiovisuelle, les lieux de la production matérielle, les lieux de la récréation (parcs) et de la consommation (boutiques franchisées)

Télécharger le fichier KMZ en bas de page.

Mise en œuvre avec Google Earth :

ð en vidéoprojection :

o Analyse région par région des activités prééminentes de la firme Disney ...

o Configuration dialoguée classique aboutissant à un exercice individuel : rédiger quelques lignes pour décrire l'implantation de Disney dans le monde, et expliquer la localisation différentielle des « usines », « parcs », « magasins » et « studios d'animation » du groupe.

ð en classe-pupitre :

o Exploration autonome des élèves du fichier .kmz. Répartis en 3 groupes, ils doivent identifier les activités présentes soit en Amérique, soit en Europe, Soit en Asie => mise en commun.

o Aboutir au même exercice de synthèse que précédemment.

 

 

 

3) Comprendre les choix actuels de la firme : du « monde de Disney » aux principes de réalité sur le « terrain ».

Opérer une analyse de l'implantation de Disney à échelle régionale : soit « Disney et la Chine », soit « Disney et l'Inde ». A partir de quelques documents choisis, il s'agit de montrer que Disney considère certains pays émergents comme « porteurs » de développement. Qu'il s'agisse de la Chine, ou de l'Inde, l'analyse de ceux-ci devraient permettre de cerner les logiques amenant Disney à opérer ce basculement vers l'Asie et les pays émergents - à relativiser toutefois car l'entreprise réalise encore plus de la moitié de son CA dans le seul pays des Etats-Unis... basculement difficile ( problème de législation nationale en inde, qui, encore très récemment reconnaissait imparfaitement le droit au copyright - problème de communication en Chine, et d'adéquation à la culture). Disney est, par ailleurs, rattrapé par une réalité des firmes transnationales : un certain dénigrement du droit des travailleurs dans cette région du monde.

 

Deux pistes sont envisageables. Loin d'être concurrentes, elle se complémentent assez bien, abordant des aspects différents de Disney avec les pays émergents. Celle non réalisée en classe peut donc être proposée dans un travail à la maison, d'approfondissement ...

 

 

a) 1ère piste : Disney et la Chine :

 

Mettre en avant le rapport ambigu : atelier et marché, à la fois.

-étude d'un article paru sur le portail officiel de la Chine en mars 2011-05-04

 

disneyenchine

 

Légende du jpeg : La Chine (portail officiel) se félicite de séduire Disney,

pour une nouvelle implantation franchisée.

Sources : http://french.china.org.cn/news/txt/2011-03/10/content_22099843.htm

 

-étude d'un article relatant les rapports de la SACOM, ONG dénonçant les violations du droit du travail en Chine.

 

« A trois semaines de Noël, c'est un rapport accablant sur les conditions de travail dans l'industrie du jouet en Chine. Basée à Hongkong, l'ONG Sacom a mené une enquête entre mai et octobre chez Sunny Toys et Crown-Ace Toys, deux sous-traitants de Disney et de Walmart. Sacom liste nombre d'abus et de violations des droits fondamentaux des travailleurs : amendes punitives, interdiction de parler ou de se rendre aux toilettes, privation de jour de repos, retards de paiement, discrimination sexuelle, heures supplémentaires obligatoires, etc. Chef de projet à Sacom, Debby Chan précise que ces pratiques défient la «législation chinoise dans ces usines pourtant certifiées par la Fédération internationale des industries du jouet», qui affirme s'assurer de conditions de travail «sûres et humaines». »

Extrait d'un article de « Libération » - 7/12/2010

Les sous-traitants de Disney épinglés par une ONG chinoise.

 

b) Deuxième piste : « Disney et l'Inde »

 

Mettre l'accent sur la prise de participation actuelle de Disney dans certains médias indiens.

Disney partenaire de la réalisation de films indiens à destination du marché indien (et régional).

Pour cela, voir le portail de la société UTV (firme média indienne dont Disney est actionnaire majoritaire : http://www.utvgroup.com/

Disney n'est plus seulement un catalyseur de « l'américanisation du monde ». Il relaye, dans cet exemple, une culture régionale forte : Bollywood.

Ci-dessus, des documents iconographiques exploitables :

 

roadside

 

Légende du JPG : « Roadside Romeo »

Un film d'animation indien coproduit pat la société locale Yash Rasj (grand studio de Bollywood)

et la Walt Disney company. Une bande-annonce disponible à cette adresse : http://www.youtube.com/watch?v=NwxuKY24edU

 

anaganaga

 

Légende du JPG : « Anaganaga O deeredhu » (Il était une fois un guerrier).

Un film « Disney Bollywood » qui reprend l'esthétique des films indiens

mais la production (effets spéciaux et grand spectacle) rappelle les blockbusters américains...

 

 

 

Conclusion :

Vers une mise en perspective de l'étude de cas :

 

D'autres documents complémentaires (principalement des planisphères) viendront assurer un élargissement nécessaire pour mettre en perspective cette étude de cas sur Disney. Il est également important de montrer qu'à l'instar de Disney, des firmes transnationales émanent désormais des pays émergents (TATA, ...) : elles reprennent les stratégies de firmes issues de la Triade économique... Dans la mise en perspective, le croisement avec des documents préconisés dans les IO aboutira à une trace écrite sur la nature et les stratégies des transnationales (la carte des IDE viendra conforter la réalité montrée avec Disney, le croisement de la carte des parcs avec celle de l'IDH expliquera objectivement la stratégie d'implantation de Disney etc ...).

3 axes pourront alors être dégagés, autour de quelques grandes idées générales, qu'ils conviendraient de simplifier pour nos élèves de 4ème :

 

1) Les firmes transnationales ont le monde pour champ d'action :

Investissements réalisés en dehors du pays d'origine.

Présence planétaire.

Logique de profit amplifiée par le nombre de filiale.

 

2) Les firmes transnationales tirent profit des niveaux différents de développement :

Implantation différenciée des « ateliers » et des « magasins ».

Déstabilisation régionale par mise en concurrence des territoires.

Réactivité aux évolutions économiques du monde.

 

3) Les firmes transnationales participent, à leur mesure, à l'uniformisation du monde :

Diffusion de modèles culturels de consommation.

Adaptation parfois nécessaire aux cultures locales.

 

 

Sources bibliographiques :

Laurent Carroué, « Géographie de la mondialisation », Armand Colin, collection U, Paris, juin 2002.

JP Lozato-Giotard, « Géographie du tourisme », Pearson Education.

Alexandre Bohas, « Disney : un capitalisme mondial du rêve », L'Harmattan.

Sébastien Roffat, « Disney et la France », L'Harmattan.

Carole Crabbé / Isabelle Delforge, « jouets de la mondialisation »

Webographie :

Article : « Disney, un capitalisme culturel des divertissements mondiaux » tiré de l' « inaglobal.fr »

Liste des Disney Store : http://www.my-disney-vacation.com/36349-disney-store-locations.html

 

 

 

_______________________________________________________________

 

Documents mis à disposition :

 

le fichier .kmz « Disney et le monde ».

 

 

 

 

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